L’Omo est une rivière importante d’Éthiopie, qui prend sa source au sud-ouest d’Addis Abeba et se jette 750 km plus bas dans le lac Turkana, à la frontière avec le Kenya. Alors qu’elle se fraie d’abord un chemin tortueux dans le plateau éthiopien, elle s’élargit à mesure que le paysage s’aplanit, et ses crues sont essentielles pour les cultures des populations locales.
La vallée de l’Omo est une vaste région isolée par des hauts plateaux, les marais et la savane. Deux parcs nationaux en font partie : celui de l’Omo, et celui du Mago. Elle abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères (éléphants, zèbres et girafes notamment), ainsi que de reptiles. Les rivières regorgent de crocodiles, d’hippopotames et de poissons.
Dans cette vallée existent de nombreux groupes ethniques, semi-nomades, vivant essentiellement d’agriculture et
d’élevage : les hamers, les mursis, les surmas, … Les conflits inter-ethniques sont fréquents.
Les modifications corporelles (peintures, incisions, scarifications, ornements labiaux et auriculaires en forme de disques plats) ainsi que les rites initiatiques font partie des pratiques courantes de ces groupes. La plupart ont un sens particulier de l’esthétique, à laquelle ils accordent une place importante dans leur quotidien.
Aux abords du lac Turkana, la vallée de l’Omo compte un ensemble de sites préhistoriques de renommée mondiale, où ont été découverts de nombreux fossiles d’hominines. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980.