En raison de l’existence de nombreuses tribus géographiquement isolées, pas moins de 100 langues sont parlées dans le pays.
La constitution garantit à toutes les nationalités le droit de développer leur langue et de l’utiliser comme langue d’alphabétisation et d’administration locale ou régionale.
| Peuple | Représentation | Langue | Régions |
|---|---|---|---|
| Oromos | 32 % | Oromo | Oromia & Amhara |
| Amharas | 30 % | Amharique | Amhara |
| Afars | 7 % | Afar | Afar |
| Tigréens | 4 % | Tigrinya | Tigré |
| Somalis | 4 % | Somali | Somali |
La langue administrative de l’Éthiopie est l’amharique.
Elle s’écrit en caractères éthiopiens représentant un des rares systèmes d’écriture africains anciens.
Son écriture était à l’origine utilisée pour écrire le guèze (ou éthiopien ancien) – plus ancienne langue éthiosémitique connue –, qui a cessé d’être parlé à partir du 4ième siècle mais demeure encore la langue liturgique de l’Église éthiopienne orthodoxe. En témoignent les nombreux manuscrits exposés dans les églises d’Éthiopie.

Les premiers musulmans se sont réfugiés au début du 6ième siècle en Éthiopie dans la région nord d’Aksum.
En 628, Mahomet, basé à Médine, enjoignit au souverain Éthiopien de se convertir à l’Islam.
Au 13ième siècle, les conflits devinrent importants entre chrétiens et musulmans.
Au début du 16ième siècle, les campagnes de destruction engagées à partir d’Harar par Ahmed Ibn Ibrahim Al Ghazi faillirent faire disparaître le royaume chrétien. C’est l’aide des portugais en 1541 qui en empêcha l’anéantissement.
Aux 18ième et début du 19ième siècles, le pouvoir chrétien restait affaibli par la domination des musulmans du Wollo et l’Égypte avait pris le contrôle de Harar.
L’empereur Menelik II (1889-1913) intégra de nombreux territoires musulmans ; cependant les musulmans disposaient d’un statut inférieur à celui des chrétiens. Ce n’est qu’à l’avènement de la République que le pays devint laïc.